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samedi 29 août 2026

0290 Une génération face à l'incertitude : dévalorisation des diplômes, intelligence artificielle et employabilité menacée

 Article n°290

 

0290 Une génération face à l'incertitude : dévalorisation des diplômes, intelligence artificielle et employabilité menacée

Maintenir la motivation et ouvrir des perspectives pour les vingt à trente prochaines années — une lecture selon le modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E)



Dr Claude Jean Paris

Psychiatre — Psychiatre de l'enfant et de l'adolescent

Centre Médical Desfeux, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

Concepteur du modèle BPS-E (Biopsychosocial-Écologique)

Résumé

La génération actuelle d'adolescents et de jeunes adultes fait face à une conjonction inédite de facteurs d'incertitude : une dévalorisation perçue des diplômes, une transformation rapide du marché du travail sous l'effet de l'intelligence artificielle générative, et une conscience aiguë de l'accélération des changements globaux, qu'ils soient technologiques, économiques ou écologiques. Cette conjonction alimente chez de nombreux jeunes un sentiment d'imprévisibilité de l'avenir et une difficulté d'adaptation à un monde perçu comme instable et en mutation continue. Cet article propose, à partir du modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E), une lecture intégrative de cette problématique générationnelle, s'appuyant sur les données les plus récentes concernant l'insertion professionnelle des jeunes diplômés et l'anxiété liée à l'avenir, ainsi que sur les théories de la motivation et de la résilience psychologique. Il propose enfin des pistes concrètes, destinées aux cliniciens, aux éducateurs et aux familles, pour soutenir la motivation des jeunes et les aider à se projeter dans les vingt à trente prochaines années.

Mots-clés : jeunesse, intelligence artificielle, employabilité, dévalorisation des diplômes, éco-anxiété, anxiété du futur, motivation, résilience, sens de cohérence, modèle BPS-E.


 

Sommaire

1. Introduction — une génération à la croisée de plusieurs incertitudes

2. Trois crises entremêlées : diplômes, intelligence artificielle et accélération du monde

3. Comprendre la souffrance psychique associée : anxiété du futur et éco-anxiété

4. Lecture par le modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E)

5. Comprendre la motivation face à l'incertitude : apports théoriques

6. Maintenir la motivation : pistes concrètes pour les cliniciens, éducateurs et familles

7. Ouvrir des perspectives pour les vingt à trente prochaines années

8. Le rôle spécifique des professionnels de santé mentale

9. Conclusion

Références bibliographiques


 

1. Introduction — une génération à la croisée de plusieurs incertitudes

Les adolescents et jeunes adultes accompagnés aujourd'hui en consultation grandissent dans un contexte sans précédent direct dans l'histoire récente : ils sont la première génération à entrer sur le marché du travail alors que l'intelligence artificielle générative transforme concrètement, et non plus hypothétiquement, les métiers auxquels ils se destinent ; ils entendent depuis leur plus jeune âge que le diplôme, longtemps présenté comme la garantie principale d'une insertion professionnelle réussie, ne protège plus aussi sûrement qu'auparavant ; et ils grandissent avec une conscience aiguë, alimentée par un accès continu à l'information, de l'accélération des transformations économiques, technologiques et écologiques du monde dans lequel ils devront vivre.

Cette conjonction de facteurs ne relève pas d'une simple impression subjective : elle s'appuie sur des transformations objectivables du marché du travail et sur une accumulation de données épidémiologiques concernant l'anxiété liée à l'avenir chez les jeunes. Elle mérite, à ce titre, une lecture clinique rigoureuse, qui ne verse ni dans le catastrophisme ni dans le déni, et qui permette d'identifier des leviers concrets pour soutenir la motivation et la capacité de projection des jeunes accompagnés.

Cet article propose ainsi, à partir du modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E), une synthèse intégrative de cette problématique générationnelle, mobilisant les données les plus récentes sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés et sur l'anxiété du futur, ainsi que les apports des théories psychologiques de la motivation, pour déboucher sur des recommandations concrètes destinées aux cliniciens, aux éducateurs et aux familles.

2. Trois crises entremêlées : diplômes, intelligence artificielle et accélération du monde



2.1. La dévalorisation perçue des diplômes

Le diplôme demeure statistiquement protecteur contre le chômage, mais ne garantit plus, dans un contexte de fiscalité contraignante et de décalage croissant entre les cursus académiques et les compétences réellement recherchées par les employeurs, les trajectoires salariales ascendantes qu'il promettait implicitement aux générations précédentes. Une part croissante des jeunes diplômés juge par ailleurs leur formation insuffisamment adaptée aux enjeux technologiques actuels, ce qui alimente un sentiment de décalage entre l'effort scolaire fourni et sa valorisation effective sur le marché du travail.

2.2. L'intelligence artificielle et la fragilisation de l'entrée dans la vie active

Les données les plus récentes disponibles en 2026 dessinent un tableau nuancé mais préoccupant pour les jeunes diplômés : si les marchés du travail des pays de l'OCDE se maintiennent globalement à des niveaux d'emploi élevés, l'intelligence artificielle fragilise spécifiquement les premiers échelons de carrière, en automatisant des tâches auparavant confiées aux profils juniors — rédaction de contenus simples, analyse documentaire, traitement de données de premier niveau. Ce phénomène, décrit par certains observateurs comme un marché du travail « low hire, low fire » (peu d'embauches, peu de licenciements), traduit moins une destruction massive d'emplois qu'un rétrécissement de la première marche de l'escalier professionnel. En France, le taux de chômage des 15-24 ans a augmenté significativement entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, une évolution que les organismes statistiques attribuent à plusieurs facteurs combinés, dont la conjoncture économique et l'exposition différenciée de certains secteurs à l'automatisation. Une enquête menée auprès d'étudiants français en 2026 révèle qu'une majorité d'entre eux se déclare inquiète pour son avenir professionnel face à la montée de l'intelligence artificielle.

2.3. Le sentiment d'un monde qui s'accélère et se referme

À ces deux premiers facteurs s'ajoute une troisième dimension, plus diffuse mais tout aussi structurante : le sentiment, largement partagé chez les jeunes, de grandir dans un monde dont les transformations s'accélèrent au point de rendre toute projection à long terme incertaine — qu'il s'agisse des mutations technologiques, des tensions géopolitiques ou du dérèglement climatique. Cette perception d'accélération n'est pas propre à la seule sphère professionnelle : elle touche également le rapport à l'avenir de la planète elle-même, renforçant un climat psychique d'incertitude généralisée que la littérature clinique récente commence à documenter sous le terme d'anxiété du futur, dont l'éco-anxiété constitue une composante particulièrement étudiée.

3. Comprendre la souffrance psychique associée : anxiété du futur et éco-anxiété

L'éco-anxiété, définie comme un ensemble d'émotions liées à la perspective d'une perte environnementale et à la prise de conscience des problèmes écologiques mondiaux, ne constitue pas à ce jour un diagnostic psychiatrique reconnu par le DSM-5 ou la CIM-10 : il s'agit d'une réaction émotionnelle compréhensible face à une menace objectivable, et non d'une pathologie en soi. Une large enquête internationale menée auprès de dix mille jeunes de seize à vingt-cinq ans dans dix pays a néanmoins montré qu'une majorité d'entre eux se déclarait très inquiète ou extrêmement inquiète du changement climatique, et qu'une proportion importante estimait que cette inquiétude affectait concrètement leur quotidien, avec des sentiments de colère, de culpabilité ou d'impuissance fréquemment rapportés.

Cette anxiété du futur, qu'elle porte sur le climat, sur l'emploi ou sur l'avenir en général, peut, sans constituer un trouble en elle-même, aggraver ou se surajouter à des difficultés psychiatriques préexistantes — troubles anxieux, troubles du sommeil, phobie scolaire, sentiment d'inadéquation — et mérite à ce titre une attention clinique spécifique, distincte d'une simple banalisation du phénomène comme d'une psychiatrisation excessive d'une réaction émotionnelle par ailleurs adaptée à une réalité objective.

Un point clinique mérite d'être souligné : contrairement à d'autres formes d'anxiété centrées sur une menace individuelle ou un traumatisme personnel, l'anxiété du futur liée à l'IA et au changement climatique s'ancre dans un constat largement partagé et objectivement fondé. Elle ne doit donc pas être abordée comme une simple distorsion cognitive à corriger, mais comme une réaction à une réalité sociétale, appelant des réponses qui articulent soutien émotionnel individuel et perspectives d'action concrètes.

4. Lecture par le modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E)

Le modèle BPS-E, qui articule le cadre biopsychosocial d'Engel, le modèle bioécologique de Bronfenbrenner et la perspective salutogénique d'Antonovsky, offre un cadre particulièrement pertinent pour appréhender cette problématique générationnelle dans sa complexité, en évitant de la réduire à une seule de ses dimensions.

4.1. Le niveau biologique

L'exposition prolongée à une incertitude perçue comme incontrôlable active de façon chronique les systèmes de réponse au stress, avec un risque de charge allostatique cumulée pouvant retentir sur le sommeil, l'attention et la régulation émotionnelle des jeunes concernés — d'où l'importance de ne jamais dissocier, en clinique, l'accompagnement de cette anxiété générationnelle du travail plus général sur l'hygiène de vie et la régulation du stress.

4.2. Le niveau psychologique

Le sens de cohérence théorisé par Antonovsky — la capacité à percevoir son environnement comme compréhensible, gérable et porteur de sens — est directement mis à l'épreuve par un contexte perçu comme imprévisible et hors de contrôle. Le travail clinique gagne ici à se concentrer non sur la suppression de l'incertitude, par définition impossible, mais sur le renforcement de la gérabilité perçue : aider le jeune à identifier ce qui, dans sa trajectoire, reste sous son contrôle direct, malgré l'incertitude du contexte global.

4.3. Le niveau social et microsystémique

La famille, le groupe de pairs et les enseignants constituent des microsystèmes déterminants dans la façon dont un jeune métabolise cette incertitude générationnelle. Un discours adulte oscillant entre déni rassurant et catastrophisme anxiogène est également délétère : la validation de l'inquiétude ressentie, sans son amplification, constitue la posture la plus soutenante.

4.4. Le niveau écologique et macrosystémique

Les politiques éducatives, les transformations du marché du travail, les orientations prises en matière de régulation de l'intelligence artificielle et les politiques climatiques relèvent directement du niveau macrosystémique du modèle BPS-E. Ce niveau rappelle qu'une partie substantielle de la réponse à apporter à cette problématique générationnelle dépasse le seul accompagnement individuel et engage des transformations institutionnelles — adaptation des cursus, dispositifs d'insertion professionnelle, politiques climatiques — que le clinicien ne peut ignorer sans risquer de faire porter sur le seul jeune la responsabilité d'un ajustement qui doit être partagé.

5. Comprendre la motivation face à l'incertitude : apports théoriques



5.1. La théorie de l'autodétermination

La théorie de l'autodétermination de Deci et Ryan identifie trois besoins psychologiques fondamentaux dont la satisfaction conditionne une motivation authentique et durable : le besoin de compétence (se sentir capable d'agir efficacement), le besoin d'autonomie (percevoir ses choix comme réellement siens) et le besoin d'appartenance sociale (se sentir relié aux autres). Un contexte d'incertitude généralisée fragilise particulièrement le besoin de compétence, dans la mesure où les compétences acquises aujourd'hui peuvent sembler menacées d'obsolescence rapide, ce qui explique en partie le sentiment de démotivation ou d'anticipation résignée observé chez certains jeunes.

5.2. Le sentiment d'auto-efficacité

Le sentiment d'auto-efficacité, théorisé par Bandura, désigne la croyance d'un individu en sa capacité à produire les effets qu'il recherche par son action. Ce sentiment ne se construit pas par un discours rassurant abstrait, mais par l'accumulation d'expériences de réussite concrètes, aussi modestes soient-elles — un principe directement transposable à l'accompagnement des jeunes face à l'incertitude professionnelle : privilégier des objectifs à court terme, atteignables et évaluables, plutôt que des projections lointaines difficiles à se représenter dans un contexte perçu comme instable.

5.3. Le rôle de l'action collective face à l'impuissance perçue

La littérature sur l'éco-anxiété souligne de façon convergente que l'engagement dans une action collective concrète — même modeste — constitue un facteur protecteur robuste face au sentiment d'impuissance, davantage que l'accumulation d'informations anxiogènes sans perspective d'action. Ce principe se transpose directement à l'anxiété liée à l'emploi et à l'intelligence artificielle : la participation à des projets concrets (associatifs, entrepreneuriaux, collectifs) restaure un sentiment d'agentivité que l'inquiétude abstraite face à l'avenir tend à éroder.

6. Maintenir la motivation : pistes concrètes pour les cliniciens, éducateurs et familles

·       valider explicitement la légitimité de l'inquiétude exprimée, sans la minimiser ni l'amplifier, en la distinguant d'un trouble anxieux à traiter isolément lorsqu'elle reste proportionnée au contexte réel,

·       aider le jeune à distinguer ce qui relève de son contrôle direct (compétences développées, choix de formation, réseau construit) de ce qui n'en relève pas (évolution macroéconomique globale de l'IA), pour concentrer l'énergie motivationnelle sur le premier registre,

·       privilégier des objectifs à court et moyen terme, concrets et atteignables, plutôt que des projections de carrière rigides à quinze ou vingt ans, par nature peu compatibles avec un contexte en mutation rapide,

·       favoriser l'expérimentation concrète (stages, projets associatifs, micro-entrepreneuriat, engagement collectif) plutôt que la seule accumulation théorique de diplômes, pour restaurer le sentiment d'auto-efficacité,

·       encourager le développement de compétences transversales peu automatisables — jugement critique, créativité, relation humaine, capacité d'adaptation — en complément, et non en substitution, des compétences techniques,

·       veiller à ce que le discours adulte, familial comme éducatif, évite à la fois le déni rassurant et le catastrophisme, deux postures également délétères pour la construction d'un rapport réaliste et actif à l'avenir,

·       s'appuyer sur le collectif (pairs, engagement associatif, mentorat intergénérationnel) comme ressource protectrice contre l'isolement face à l'incertitude.

7. Ouvrir des perspectives pour les vingt à trente prochaines années

Ouvrir des perspectives ne signifie pas prédire avec certitude l'évolution du marché du travail sur les prochaines décennies — un exercice par nature illusoire dans un contexte de transformation rapide — mais aider le jeune à construire une posture d'adaptabilité durable plutôt qu'une trajectoire figée.

7.1. Des compétences plus stables que les métiers eux-mêmes

Si les métiers précis exercés dans vingt ou trente ans restent largement imprévisibles, certaines compétences transversales apparaissent, de façon convergente dans la littérature sur l'avenir du travail, comme relativement stables face à l'automatisation : la pensée critique et la résolution de problèmes complexes, la créativité, la capacité de collaboration et de communication interpersonnelle, l'intelligence émotionnelle, et la capacité d'apprentissage continu elle-même. Orienter la construction identitaire du jeune vers le développement de ces compétences, plutôt que vers l'acquisition figée d'un savoir technique isolé, constitue une stratégie d'adaptation plus robuste face à l'incertitude.

7.2. La complémentarité plutôt que la seule compétition avec l'intelligence artificielle

Un déplacement de perspective utile en clinique consiste à aider le jeune à ne pas se percevoir uniquement en compétition avec l'intelligence artificielle, mais à identifier les modalités concrètes par lesquelles il pourra travailler en complémentarité avec ces outils — la valeur du travail humain se déplaçant progressivement de l'exécution de tâches codifiables vers le jugement, la supervision, la relation et la capacité à formuler les bonnes questions plutôt qu'à produire seul les réponses.

7.3. La formation continue comme norme plutôt qu'exception

Le modèle d'une formation initiale figée, suivie d'une carrière stable sur plusieurs décennies, apparaît de moins en moins représentatif des trajectoires professionnelles à venir. Intégrer, dès l'adolescence, l'idée que l'apprentissage continu constituera une norme et non une exception permet de désamorcer une partie de l'anxiété liée à l'obsolescence perçue des compétences acquises, en la remplaçant par une posture active de mise à jour permanente plutôt que par la crainte passive d'un décrochage définitif.

7.4. Réhabiliter le temps long malgré l'accélération perçue

Paradoxalement, face à un monde perçu comme s'accélérant, le maintien de rituels et de temporalités longues et stables — sommeil régulier, relations durables, engagement associatif sur la durée, pratiques culturelles ou sportives régulières — constitue un facteur protecteur significatif, en offrant un ancrage psychique stable qui contrebalance l'instabilité perçue de l'environnement extérieur.

8. Le rôle spécifique des professionnels de santé mentale

Le clinicien accompagnant un jeune exprimant cette anxiété générationnelle doit veiller à plusieurs écueils : ne pas psychiatriser une réaction émotionnelle proportionnée à un contexte réel, ne pas pour autant négliger les situations où cette anxiété du futur s'articule à ou aggrave un trouble anxieux ou dépressif préexistant nécessitant une prise en charge spécifique, et ne pas se substituer, par un discours rassurant univoque, au travail d'élaboration personnelle que le jeune doit pouvoir mener face à cette incertitude. L'objectif clinique n'est ni de nier la réalité des transformations en cours, ni de renforcer un sentiment d'impuissance, mais d'aider le jeune à développer une capacité d'action ajustée à ce qui demeure, malgré tout, sous son influence.

9. Conclusion

La génération actuelle de jeunes fait face à une conjonction inédite d'incertitudes — dévalorisation perçue des diplômes, fragilisation de l'entrée dans la vie active par l'intelligence artificielle, conscience aiguë de l'accélération des transformations globales — qui appelle une réponse clinique nuancée, ni déniante ni catastrophiste. Le modèle Biopsychosocial-Écologique invite à ne pas réduire cette problématique à sa seule dimension psychologique individuelle, mais à la resituer dans ses dimensions biologiques, sociales et macrosystémiques, tout en identifiant des leviers d'action concrets à chacun de ces niveaux. Maintenir la motivation des jeunes dans ce contexte suppose moins de leur offrir des certitudes que nul ne détient réellement, que de renforcer leur sentiment de compétence, leur autonomie d'action et leur ancrage relationnel — trois ressources qui demeurent, elles, largement sous leur contrôle et sous celui des adultes qui les accompagnent, quelle que soit par ailleurs l'évolution du monde dans lequel ils devront construire leur vie.


 

Références bibliographiques

1. Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model: a challenge for biomedicine. Science, 196(4286), 129-136.

2. Bronfenbrenner, U. (1979). The Ecology of Human Development: Experiments by Nature and Design. Cambridge, MA: Harvard University Press.

3. Antonovsky, A. (1987). Unraveling the Mystery of Health: How People Manage Stress and Stay Well. San Francisco: Jossey-Bass.

4. Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268.

5. Bandura, A. (1997). Self-Efficacy: The Exercise of Control. New York: W. H. Freeman.

6. Marks, E., Hickman, C., Pihkala, P., et al. (2021). Young People's Voices on Climate Anxiety, Government Betrayal and Moral Injury: A Global Phenomenon. The Lancet Planetary Health (preprint), septembre 2021.

7. Pelissolo, A., & Massini, C. (2023). Les Émotions du dérèglement climatique. Paris : Flammarion.

8. Jehel, L., & Guidère, M. (2024). Les jeunes générations atteintes d'éco-anxiété : que faire ? Annales Médico-Psychologiques, ScienceDirect.

9. Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) (2026). Perspectives de l'emploi 2026.

10. ICIMS (2026). Workforce Report : l'IA et l'insertion professionnelle des jeunes diplômés.

11. OpinionWay pour Chance (2026). Enquête sur les étudiants français face à l'intelligence artificielle, mai 2026.

12. Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE) (2026). Données sur le taux de chômage des 15-24 ans en France.

13. World Economic Forum (2023, actualisé). Future of Jobs Report.

14. Benoit, L. Travaux de recherche sur l'éco-anxiété des adolescents, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP).

15. Paris, C. J. Le modèle Biopsychosocial-Écologique (BPS-E) : fondements théoriques et applications cliniques en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent. Article n°1 de la présente série.

 

Article rédigé par le Dr Claude Jean Paris, dans le cadre de sa production de contenus de psychoéducation psychiatrique fondés sur le modèle BPS-E (article n°290).