0225 Philosophie et psychiatrie : histoire d'un dialogue
Des thérapeutiques antiques de l'âme à l'épistémologie
contemporaine de la clinique : panorama des grands courants philosophiques et
de leur rapport à la psychiatrie
Dr Claude-Jean Paris — Psychiatre, psychiatre de
l'enfant et de l'adolescent
Centre Médical Desfeux, Boulogne-Billancourt
Résumé
La psychiatrie n'a jamais cessé d'entretenir avec la philosophie un
dialogue constitutif : le mot même de « psychiatrie » désigne la médecine de la
psyché, notion héritée directement de la philosophie grecque. Cet article
propose un panorama structuré des grands courants de la pensée philosophique —
de l'Antiquité à la philosophie contemporaine — et de leur contribution
spécifique à la naissance, à la théorisation, à la critique et à l'éthique de
la psychiatrie. Vingt courants sont successivement examinés : platonisme,
aristotélisme, stoïcisme, épicurisme, scepticisme, rationalisme cartésien,
empirisme humien, contractualisme rousseauiste, idéalisme transcendantal
kantien, utilitarisme, marxisme, nihilisme nietzschéen, psychanalyse
freudienne, phénoménologie husserlienne, existentialisme sartrien,
structuralisme lévi-straussien, herméneutique gadamérienne, pragmatisme
jamesien, philosophie analytique wittgensteinienne et éthique lévinassienne de
la sollicitude. L'accent est mis sur les auteurs et travaux francophones qui
ont assuré la réception et la transformation clinique de ces courants.
Mots-clés : philosophie de la psychiatrie, histoire de la psychiatrie,
épistémologie clinique, phénoménologie psychiatrique, psychanalyse, éthique du
soin.
Introduction
Le terme « psychiatrie », forgé au XIXe siècle sur le modèle de «
psychologie », désigne littéralement la médecine (iatreia) de l'âme (psyché) —
mot dont l'origine est philosophique avant d'être médicale. De la tripartition
platonicienne de l'âme aux catégories nosographiques contemporaines, la
psychiatrie n'a cessé de puiser dans la philosophie ses concepts fondateurs :
la notion de sujet, de conscience, de liberté, de norme, de vérité du discours
du patient. Réciproquement, la clinique psychiatrique — en particulier
l'expérience de la folie, du délire et de la dissociation — a nourri en retour
la réflexion philosophique sur les limites de la raison, de la connaissance de
soi et de la responsabilité morale. L'objet du présent article est de restituer
ce dialogue à travers les grands courants qui structurent l'histoire de la
philosophie, en accordant une attention particulière aux auteurs français ou
francophones qui en ont assuré la réception clinique.
I. Les thérapeutiques antiques de l'âme
L'historien de la philosophie Pierre Hadot a montré que la philosophie
antique se pensait elle-même comme une thérapeutique : les écoles
philosophiques grecques et romaines proposaient des « exercices spirituels »
destinés à transformer le rapport du sujet à ses représentations, à ses désirs
et à ses passions — préfigurant, par leur structure, certains principes des
psychothérapies contemporaines.
1. Le platonisme : l'âme divisée et l'harmonie psychique
Platon (428-348 av. J.-C.), dans La République, propose une tripartition
de l'âme en une partie rationnelle, une partie appétitive et une partie
fougueuse (thumos), dont le déséquilibre engendre l'injustice intérieure. Cette
conception d'une âme composite, traversée de conflits internes qu'il s'agit de
hiérarchiser sous l'autorité de la raison, constitue l'un des tout premiers
modèles occidentaux d'un appareil psychique conflictuel — modèle auquel la
psychanalyse freudienne (ça, moi, surmoi) fera implicitement écho plus de deux
millénaires plus tard.
2. L'aristotélisme : la vertu comme juste milieu et la catharsis
Aristote (384-322 av. J.-C.), dans l'Éthique à Nicomaque, définit la
vertu comme un juste milieu (médiété) entre deux excès, obtenu par l'exercice
répété d'une disposition — anticipant l'idée d'un apprentissage comportemental
de l'équilibre psychique. Sa théorie de la catharsis tragique, exposée dans la
Poétique, selon laquelle la représentation des passions permet leur purgation,
a par ailleurs directement inspiré le vocabulaire de la « catharsis » utilisé
par Freud et Breuer dans leurs premiers travaux sur l'hystérie.
3. Le stoïcisme : maîtrise du jugement et restructuration cognitive
Épictète et Marc Aurèle enseignent que ce qui trouble l'homme n'est pas
les choses elles-mêmes mais les jugements qu'il porte sur elles. Cette
distinction entre ce qui dépend de nous (nos représentations, nos jugements) et
ce qui n'en dépend pas (les événements extérieurs) constitue l'ancêtre
philosophique direct des thérapies cognitivo-comportementales contemporaines,
qui reposent sur la restructuration des pensées automatiques et des croyances
dysfonctionnelles.
4. L'épicurisme : la thérapie des désirs
Épicure propose, dans sa Lettre à Ménécée, une classification des désirs
(naturels et nécessaires, naturels et non nécessaires, ni naturels ni
nécessaires) destinée à libérer le sujet de craintes irrationnelles — notamment
la crainte de la mort — pour atteindre l'ataraxie, absence de trouble de l'âme.
Cette hiérarchisation rationnelle des désirs annonce certains principes de la
hiérarchisation des besoins et de la gestion de l'anxiété en clinique
contemporaine.
5. Le scepticisme : la suspension du jugement
Pyrrhon et Sextus Empiricus proposent l'épochè, suspension du jugement
face à l'incertitude radicale du savoir, comme voie d'accès à la tranquillité.
Cette posture d'épistémologique humilité trouve un écho dans la nécessaire
prudence diagnostique du clinicien face à la complexité et à l'incertitude
irréductible de toute évaluation psychopathologique.
II. L'âge classique : naissance du sujet moderne et de l'aliénisme
6. Le rationalisme cartésien : le doute, la folie et le sujet pensant
Dans les Méditations métaphysiques, Descartes (1596-1650) évoque, au
seuil de son doute méthodique, l'hypothèse de la folie comme limite de la
certitude de la pensée, avant de l'écarter pour fonder le cogito. Michel
Foucault, dans l'Histoire de la folie à l'âge classique, a fait de cette
évocation cartésienne un objet de controverse philosophique majeure — discutée
notamment par Jacques Derrida — quant à la place que la raison moderne accorde,
ou refuse, à la déraison. Le dualisme cartésien de l'âme et du corps structure
par ailleurs, pour des siècles, la question des rapports entre le somatique et
le psychique en médecine.
7. L'empirisme humien : les fondements associationnistes de la psychologie
David Hume (1711-1776), dans le Traité de la nature humaine, réduit la
vie mentale à des impressions et des idées associées selon des lois de
ressemblance, de contiguïté et de causalité, et soutient que « la raison est
l'esclave des passions ». Cette psychologie associationniste, qui fait de
l'expérience sensible la source exclusive de la connaissance, a fourni un cadre
conceptuel déterminant à l'émergence, au XIXe siècle, d'une psychologie
scientifique empirique, préalable à la clinique psychiatrique moderne.
8. Le contractualisme rousseauiste : la société, l'aliénation et le
traitement moral
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), dans Du Contrat social, pose la
question du passage de la liberté naturelle à la liberté civile par
l'aliénation contractuelle de chacun à la volonté générale. Le terme même
d'aliénation, central dans le vocabulaire politique rousseauiste, deviendra au
XIXe siècle le nom clinique de la maladie mentale — le psychiatre étant alors
désigné comme « médecin aliéniste ». La conviction rousseauiste d'une bonté
naturelle de l'homme corrompue par la société influencera par ailleurs le
mouvement de réforme du traitement asilaire porté par Pinel et Esquirol, fondé
sur l'idée d'un « traitement moral » restaurateur plutôt que répressif.
III. Kant et les limites de la raison
9. L'idéalisme transcendantal : catégories de l'entendement et limites de
la connaissance de soi
Emmanuel Kant (1724-1804), dans la Critique de la raison pure, montre que
l'esprit structure l'expérience à partir de formes a priori de la sensibilité
et de catégories de l'entendement, distinguant le phénomène — ce qui nous
apparaît — du noumène, inaccessible en soi. Cette thèse d'une connaissance
nécessairement structurée par les capacités du sujet connaissant a une portée
directe pour la psychiatrie : elle invite à ne jamais confondre le vécu du
patient, tel qu'il se donne dans le discours clinique, avec une réalité en soi
qui échapperait à toute médiation subjective — position qui préfigure les
approches phénoménologiques ultérieures. Kant lui-même s'était par ailleurs
directement intéressé à la question psychiatrique dans son Essai sur les
maladies de la tête (1764), esquissant une classification des troubles de
l'entendement.
IV. Le XIXe siècle : réforme sociale et critique de l'aliénation
10. L'utilitarisme : le calcul du bonheur et la réforme des institutions
John Stuart Mill (1806-1873) fonde la moralité de l'action sur la
maximisation du bonheur du plus grand nombre. Cette philosophie
conséquentialiste a directement inspiré, en Angleterre puis en France, les
grandes réformes des institutions asilaires du XIXe siècle, jugées à l'aune de
leur capacité à réduire la souffrance et à restaurer le fonctionnement social
des patients, préfigurant les logiques contemporaines d'évaluation des
politiques de santé mentale en termes de bénéfice collectif.
11. Le marxisme : aliénation, critique institutionnelle et psychiatrie
sociale
Karl Marx (1818-1883), dans Le Capital, développe le concept d'aliénation
pour désigner la dépossession du travailleur à l'égard du produit de son
travail sous le régime capitaliste. Ce partage lexical avec la psychiatrie —
qui emploie le même terme pour désigner la maladie mentale — n'est pas fortuit
: il a nourri, en France, tout un courant de psychiatrie sociale et
institutionnelle critique interrogeant les rapports entre structures
économiques, rapports de pouvoir et production sociale de la folie. Le sociologue
Robert Castel, dans L'Ordre psychiatrique, a ainsi proposé une lecture critique
de l'histoire institutionnelle de la psychiatrie française éclairée par cette
tradition.
12. Le nihilisme et le perspectivisme nietzschéens : généalogie de la
norme
Friedrich Nietzsche (1844-1900) propose, dans sa généalogie de la morale,
de traiter les valeurs morales non comme des vérités absolues mais comme des
constructions historiques au service de rapports de force. Cette méthode
généalogique a profondément marqué la réflexion critique sur la norme
psychiatrique elle-même : interroger, comme le fera Michel Foucault à sa suite,
les conditions historiques et institutionnelles de production des catégories de
normalité et de pathologie mentale, plutôt que de les tenir pour des évidences
naturelles.
V. La révolution psychanalytique et ses lectures philosophiques
13. La psychanalyse freudienne : l'inconscient et ses interprètes
Sigmund Freud (1856-1939) fait de l'inconscient l'instance déterminante
de la vie psychique, réduisant le moi conscient au rang de « maître qui n'est
pas maître dans sa propre maison ». La réception française de la psychanalyse a
été marquée par un dialogue critique intense avec la philosophie : le
philosophe marxiste Georges Politzer, dans sa Critique des fondements de la
psychologie, interroge dès 1928 les présupposés théoriques de la
métapsychologie freudienne, tandis que Paul Ricœur, dans De l'interprétation.
Essai sur Freud, propose une lecture herméneutique de l'œuvre freudienne comme
« herméneutique du soupçon », aux côtés de celles de Marx et de Nietzsche,
visant à démasquer les illusions de la conscience immédiate.
VI. La phénoménologie et la clinique française
14. La phénoménologie husserlienne : retour aux vécus de conscience
Edmund Husserl (1859-1938) définit la phénoménologie comme description
rigoureuse des phénomènes tels qu'ils se donnent à la conscience, au moyen de
l'épochè et de l'intentionnalité — toute conscience étant conscience de quelque
chose. Cette méthode a donné naissance, en psychiatrie, à un courant clinique
majeur : la phénoménologie psychiatrique, dont l'ouvrage de référence en langue
française, La Phénoménologie des psychoses d'Arthur Tatossian (1929-1995),
restitue la filiation allant de Husserl et Heidegger à Karl Jaspers, Ludwig
Binswanger et Eugène Minkowski, ce dernier ayant introduit en France, avec Le
Temps vécu, une psychopathologie fondée sur l'analyse phénoménologique du temps
et de l'espace vécus par le patient psychotique.
VII. L'existentialisme et l'analyse existentielle
15. L'existentialisme sartrien : liberté, mauvaise foi et engagement
Jean-Paul Sartre (1905-1980), dans L'Être et le Néant, définit l'homme
par une liberté radicale et sans excuse, la « mauvaise foi » désignant le
mécanisme par lequel le sujet se dissimule à lui-même cette liberté
angoissante. Sartre développe par ailleurs une critique philosophique explicite
de la psychanalyse freudienne, lui reprochant de faire de l'inconscient un
déterminisme incompatible avec la liberté du projet. Cette tension féconde
entre déterminisme psychique et liberté existentielle structure, encore
aujourd'hui, le débat clinique entre approches déterministes et approches
centrées sur l'autonomie et l'engagement du patient dans son propre parcours de
soin.
VIII. Structuralisme et psychanalyse lacanienne
16. Le structuralisme lévi-straussien : les structures inconscientes
Claude Lévi-Strauss (1908-2009), dans l'Anthropologie structurale, montre
que les phénomènes culturels sont régis par des structures inconscientes qui
échappent à la conscience des sujets qui les vivent. Cette méthode structurale
a directement influencé Jacques Lacan, qui reformule la psychanalyse freudienne
à partir de la linguistique structurale, dans la thèse selon laquelle «
l'inconscient est structuré comme un langage » — déplaçant la question
psychiatrique du contenu vécu vers l'analyse des structures signifiantes qui
organisent le discours du sujet.
IX. Herméneutique et clinique de l'interprétation
17. L'herméneutique gadamérienne : comprendre par le dialogue
Hans-Georg Gadamer (1900-2002), dans Vérité et Méthode, conçoit la
compréhension comme une fusion des horizons entre l'interprète et son objet,
toujours engagée dans un dialogue et une tradition. Paul Ricœur en prolonge les
principes en clinique et en philosophie du sujet, notamment dans Soi-même comme
un autre, où l'identité du sujet se construit narrativement — perspective
particulièrement féconde pour la pratique clinique de l'anamnèse et du recueil
du récit de vie du patient, compris non comme collecte de faits mais comme
travail d'interprétation partagée.
X. Pragmatisme et clinique anglo-saxonne
18. Le pragmatisme jamesien : la vérité comme efficacité pratique
William James (1842-1910), médecin et philosophe, fonde le pragmatisme
sur l'idée que la vérité d'une croyance se mesure à ses conséquences pratiques
dans l'expérience. Cette philosophie, développée par un auteur lui-même formé à
la physiologie et à la psychologie expérimentale, a contribué à l'émergence
d'une psychologie clinique nord-américaine centrée sur l'efficacité observable
des interventions thérapeutiques, dans une filiation que l'on retrouve, plus
tardivement, dans l'exigence contemporaine de preuve d'efficacité clinique.
XI. Philosophie analytique et épistémologie de la psychiatrie
contemporaine
19. Wittgenstein et la critique du langage psychiatrique
Ludwig Wittgenstein (1889-1951), dans les Investigations philosophiques,
soutient que la signification des mots réside dans leur usage au sein de « jeux
de langage » liés à des formes de vie partagées, et que nombre de problèmes
philosophiques naissent d'un mésusage du langage. Cette perspective a nourri
une philosophie analytique de la psychiatrie attentive à la manière dont les
catégories nosographiques — les entités du DSM notamment — sont construites par
des conventions de langage plutôt que découvertes comme des essences
naturelles. En France, cette exigence épistémologique rejoint les travaux de
Georges Canguilhem, qui, dans Le Normal et le pathologique, interroge la
légitimité scientifique de la frontière tracée entre le normal et le
pathologique, montrant qu'elle relève d'une norme vitale et non d'un simple
constat objectif.
XII. Éthique de la sollicitude et clinique de l'altérité
20. Levinas : le visage d'autrui et la responsabilité du soin
Emmanuel Levinas (1906-1995), dans Totalité et Infini, soutient que
l'éthique précède l'ontologie : le visage d'autrui, dans sa vulnérabilité,
m'oblige avant toute délibération rationnelle et institue une responsabilité
infinie à son égard. Cette philosophie de l'altérité a exercé une influence
déterminante sur l'éthique du soin contemporaine, en particulier en
psychiatrie, où la relation au patient vulnérable — parfois privé de la pleine
maîtrise de son discours ou de sa volonté — ne saurait se réduire à un rapport
de connaissance objectivante, mais engage d'abord une responsabilité éthique du
soignant.
XIII. Épistémologie et histoire critique de la psychiatrie française
La rencontre entre philosophie et psychiatrie a enfin donné naissance, en
France, à un courant d'épistémologie historique de la psychiatrie proprement
dit. Georges Canguilhem et Michel Foucault, dans Maladie mentale et psychologie
puis dans l'Histoire de la folie à l'âge classique, ont réinterrogé les
conditions historiques d'émergence du savoir psychiatrique et de ses
catégories. Georges Lantéri-Laura (1930-2004), psychiatre et philosophe,
prolonge cette démarche dans son Essai sur les paradigmes de la psychiatrie
moderne, en proposant une lecture de l'histoire de la discipline comme
succession de paradigmes structurés, empruntant à Canguilhem la notion
d'épistémologie régionale propre à chaque science.
Conclusion
Ce parcours à travers vingt courants philosophiques majeurs montre que la
psychiatrie n'est pas seulement une discipline médicale appliquant des concepts
philosophiques préexistants : elle constitue, depuis l'Antiquité, un terrain
d'élaboration commun où la pensée sur l'âme, la conscience, la liberté et la
norme se construit conjointement avec la clinique de la souffrance psychique.
De la thérapeutique stoïcienne des jugements aux thérapies cognitives
contemporaines, de la tripartition platonicienne de l'âme à l'appareil
psychique freudien, de l'épochè phénoménologique à l'écoute clinique du vécu du
patient, la philosophie demeure, pour le psychiatre, non un supplément
d'érudition mais un instrument de vigilance épistémologique et éthique
indispensable à l'exercice même de la clinique.
Références bibliographiques
1. Hadot P. Exercices spirituels et
philosophie antique. Paris : Albin Michel ; 2002.
2. Foucault M. Histoire de la folie à
l'âge classique. Paris : Gallimard ; 1972 (1re éd. 1961).
3. Foucault M. Maladie mentale et
psychologie. Paris : Presses Universitaires de France ; 1962.
4. Canguilhem G. Le Normal et le
pathologique. Paris : Presses Universitaires de France ; 1966.
5. Castel R. L'Ordre psychiatrique :
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6. Lantéri-Laura G. Essai sur les
paradigmes de la psychiatrie moderne. Paris : Éditions du Temps ; 1998 (1re éd.
1963).
7. Tatossian A. La Phénoménologie des
psychoses. Paris : L'Art du Comprendre ; 1997 (1re éd. 1979).
8. Minkowski E. Le Temps vécu :
études phénoménologiques et psychopathologiques. Paris : PUF ; 1933.
9. Ricœur P. De l'interprétation.
Essai sur Freud. Paris : Le Seuil ; 1965.
10. Ricœur P. Soi-même comme un
autre. Paris : Le Seuil ; 1990.
11. Politzer G. Critique des
fondements de la psychologie. Paris : Rieder ; 1928.
12. Sartre J-P. L'Être et le Néant :
essai d'ontologie phénoménologique. Paris : Gallimard ; 1943.
13. Lévi-Strauss C. Anthropologie
structurale. Paris : Plon ; 1958.
14. Lacan J. Écrits. Paris : Le Seuil
; 1966.
15. Descartes R. Méditations
métaphysiques. Paris : Le Livre de Poche ; 1990 (1re éd. 1641).
16. Kant E. Essai sur les maladies de
la tête. Trad. fr. Paris : Vrin ; 1990 (1re éd. 1764).
17. Marx K. Le Capital. Livre I.
Paris : Éditions Sociales ; 1976 (1re éd. 1867).
18. Levinas E. Totalité et Infini :
essai sur l'extériorité. La Haye : Martinus Nijhoff ; 1961.
19. Gadamer H-G. Vérité et Méthode.
Trad. fr. Paris : Le Seuil ; 1996 (1re éd. 1960).
20. Ellenberger HF. Histoire de la
découverte de l'inconscient. Trad. fr. Paris : Fayard ; 1994 (1re éd. 1970).
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